Musique

Chronique d’albUm : Suite for Max Brown par Jeff Parker

Jeff Parker est l’ancien guitariste de Tortoise, groupe de post-rock puisant allègrement dans le jazz, le krautrock ou encore l’electronica et membre ponctuel du Chicago Underground, ensemble d’avant-garde jazz. Il a également de la suite dans les idées dans son projet "solo" mais néanmoins accompagné par un ensemble de musiciens "The New Breed" (du nom d’un de ces précédents albums). Avec Suite for Max Brown, son sixième album sous son nom, il rend hommage à sa mère (Maxine Brown étant son nom de jeune fille) dont le portrait orne le visuel de l’album.

Et bien que la trame principale de ce disque soit le jazz, Jeff Parker emprunte de nombreux chemins, plus sinueux les uns que les autres : par ici direction l’Afrique ("Go away"), par là une réminiscence asiatique ("Gnarciss"), ou bien un avant-gardisme cosmique ("Fusion swirl"). Ses envolées jazz se font contemporaines, intégrant beats et samples, lorsque par exemple il invite sa fille Ruby à chanter sur le titre d’ouverture. A l’instar d’un Shabaka Hutchings, Kamasi Washington ou encore Brad Mehldau (dont le Finding Gabriel a été chroniqué ici), Jeff Parker démontre que le jazz est plus que jamais inventif, bien dans son temps et totalement ouvert sur le monde.

Parsemé de-ci de-là d’interludes comme autant de respirations légères et paisibles, l’album se termine sur "Max Brown", œuvre majeure résumant à elle seule l’esprit de fusion souhaité par le guitariste.

Titres :
 Build a nest (feat. Ruby Parker)
 C’mon now
 Fusion swirl
 After the rain
 Metamorphoses
 Gnarciss
 Lydian
 Del Rio
 For L
 Go away
 Max Brown