Musique

Chronique d’albUm : Finding Gabriel par Brad Mehldau

Opus dei.

Serait-ce parce que le sujet est biblique que le pianiste Brad Mehdlau accouche d’une merveille ?
Son nouvel album Finding Gabriel, toujours en collaboration étroite avec le batteur Mark Guiliana, atteint des sommets d’intensité et d’émotions à travers ses titres où le jazz se réinvente en permanence. Accompagnés de chœurs divinement bien interprétés par Becca Stevens, Kurt Elling et Gabriel Kahane, les neuf titres de l’opus sont autant de cantiques adressés directement à l’auditeur.

Les percussions et les explorations électroniques disséminées de ci de là se marient à du spoken word et des voix samplées ("St Mark is howling in the city of night", "The prophet is a fool", "Proverb of ashes") conférant à ce jazz, modernité et puissance. Les voix, utilisées ici comme instruments à part entière, répondent aux pianos (synthétiseurs, Rhodes, Therevox, etc...), aux cordes, cuivres et batterie comme l’explique Brad Mehldau :

"J’ai construit beaucoup de morceaux commençant avec des synthés et Mark Guiliana à la batterie, selon un processus similaire à celui de notre précédente collaboration, Taming the Dragon. Des couches ont été ajoutées, et la voix humaine est devenue un élément important - pas avec le texte, mais en tant que expression pure d’harmonie et d’émotion. "

Finding Gabriel est une majestueuse réussite accessible aux néophytes du jazz comme aux puristes.