Musique

Chronique d’albUm : The Sorcerers (éponyme)

Ethio-épique.

Approuvé par Mulatu Astatke. Le maitre a parlé, le chantre de l’éthio-jazz lui-même est tombé sous le charme du premier album de The Sorcerers.
Mêlant les sonorités et les rythmiques éthiopiennes à une "shaolin" soul que ne renierait pas le Wu-Tang, le collectif puise également dans l’ambiance des musiques de films d’horreur européens des années 60 et 70. L’écoute des huit titres de cet album vous plonge instantanément dans une rêverie dépaysante où le groove des orgues, saxophones et autre vibraphones vous hypnotise.

A l’instar de Black Flower, The Sorcerers rend hommage aux Ethiopiques, cette série d’une trentaine de disques dédiée aux chanteurs et musiciens d’Éthiopie et d’Érythrée des années 60 aux années 2000.
Mais difficile de ne pas voir aussi la parenté avec un El Michels Affair ou le Menahan Street Band et le Budos Band, tant leur musique dégage une puissance cinématographique. Nul besoin de mots ou d’images pour voyager, avec The Sorcerers vous voilà déjà transportés...en Éthiopie il va sans dire.