Musique

Chronique d’albUm : Suddenly everyone explodes par Plastic Mermaids

A la rencontre de la pop du futur.

Dès les premières notes de ce Suddenly everyone explodes, de nombreux noms surgissent dans notre esprit : une pop classieuse et aérienne façon Arcade Fire, une version plus déjantée à la Flaming Lips ou bien propre et efficace type Tame Impala. Les jeunes musiciens de l’île de Wight sont clairement des aficionados de musique indé et semblent piocher allègrement dans tous les registres, comme sur "Yoyo" où quand The Streets rencontre Sparklehorse.

Véritable patchwork musical orchestré par les frères Richards aux synthés et voix, ce premier album fourmille d’idées et d’arrangements complexes et ce, grâce aux différentes machines et instruments employés lors de l’enregistrement dans leur studio analogique. Mais le tour de force du groupe est que malgré toutes ces inspirations auxquelles ils font référence, il en ressort un album propre à eux, à la fois foutraque et maitrisé, aussi bien grandiloquent ("Taxinomy", "Luliuli") que minimaliste ("Milk"). Les tubes "1996" et "Floating in a vacuum" résument à eux deux le pouvoir de séduction de ce groupe avec ses voix envoutantes, telles des sirènes qui nous appellent et auxquelles on ne peut résister, et ses mélodies imparables.

Après trois ans d’effort, que ce soit dans l’élaboration des morceaux ou dans la réalisation de la pochette (un modèle réduit construit par Jamie Richard s’il vous plait), et une flopée d’Eps de très bonne facture, Plastic Mermaids est enfin prêt à vous faire découvrir leur univers. Bienvenue sur leur île !

Titres :
 Glow
 1996
 Floating in a vacuum
 10,000 violins playing inside an already empty head
 Milk
 Yoyo
 I still like Kelis
 Unhappy tamagotchi
 Throwing stones at the moon
 Aquarium acid trip
 Ooh
 Taxonomy
 Luliuli